Intolérance envers les Roms

En plein climat raciste, en général, et envers les Roms et les Gitans en praticulier, ceux-ci dénoncent l’intolérance qu’ils subissent quotidiennement sur le site de l’ancien camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau ! (A lire ici http://www.lalsace.fr/fr/france-monde/article/3574179/L-intolerance-envers-les-Roms-en-Europe-denoncee-sur-le-site-d-Auschwitz.html ou plus bas)

Parce que les Roms et les Gitans font parti du peuple, l’Action Antifa Alsace les soutient !

Nous nous souvenons aussi des actes racistes de Michel Habig, maire U.M.P d’Ensisheim (68) condamné en 2007 à 6 mois de prison avec sursis et à une amende de 5000 € pour avoir détruit un camps de Rom ! (A lire ici http://www.lefigaro.fr/actualite/2006/05/15/01001-20060515ARTWWW90483-six_mois_avec_sursis_pour_le_maire_incendiaire.php ou plus bas)

Ensemble luttons contre le racisme !

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L’intolérance envers les Roms en Europe dénoncée sur le site d’Auschwitz

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Des responsables d’associations roms ont dénoncé lundi l’intolérance, dont souffrent selon eux les Roms en Europe, lors d’une cérémonie du souvenir sur le site d’Auschwitz-Birkenau, le camp de la mort installé par l’Allemagne nazie dans le sud de la Pologne.
«Les Roms font toujours l’objet d’intolérence, et même d’agression brutale, alors qu’on parle en Europe de divisions et de conflits entre Sinti et Roms», a déclaré le chef de l’Association des Roms en Pologne, Roman Kwiatkowski, cité par l’agence polonaise PAP.
«A tous ceux qui le prétendent, je réponds clairement en cet endroit: nous sommes un seul grand peuple, surtout en cette Journée internationale du souvenir de l’holocauste des Roms», a-t-il ajouté.
«On nous prive de nos droits, comme ce fut récemment le cas en Hongrie (…) La discrimination et les persécutions des Sinti et des Roms doivent à jamais disparaître de la vie des peuples en Europe», a déclaré le leader des Sinti et Roms allemands, Romani Rose.
Quelque 500 Roms de plusieurs pays, réunis au pied d’un mémorial dédié à leur extermination par les nazis pendant la Seconde guerre mondiale, ont marqué lundi le souvenir de la nuit du 2 au 3 août 1944 quand les Allemands avaient conduit les 3.000 derniers Roms du camp de Birkenau au crématorium No 5 où ils ont tous péri.
Au total, 20.000 Roms sur les 23.000 détenus dans le «Zigeunerlager» à Auschwitz-Birkenau y ont trouvé la mort de 1941 à 1944.
L’Office pour les droits de l’Homme (ODIHR) de l’OSCE, qui a son siège à Varsovie, a annoncé avoir convié quelque 80 jeunes Roms et non-Roms à participer pendant quatre jours à partir de lundi sur le site d’Auschwitz-Birkenau à des manifestations du souvenir du génocide des Roms.
L’Allemagne nazie a exterminé de 1940 à 1945 à Auschwitz-Birkenau environ 1,1 million de personnes, dont un million de Juifs. Les autres victimes de ce camp furent surtout des Polonais non-juifs, des Roms et des prisonniers soviétiques.

Journal L’Alsace, 2 août 2010

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Ensisheim: six mois avec sursis pour le maire incendiaire

lefigaro.fr (Avec AFP)
15/10/2007 | Mise à jour : 18:38 <!–

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Le maire UMP d’Ensisheim, Michel Habig, avait donné l’ordre, le 11 janvier au matin, de supprimer ce qu’il considérait comme « un véritable bidonville ». En cause : un campement de nomades installé illégalement sur un terrain municipal. Montrant l’exemple, il avait lui-même mis le feu, avec un chiffon enflammé, à 14 caravanes du campement, déserté de ses occupants. Le maire estimait être en droit, en vertu de ses pouvoirs de police, de prendre des mesures d’urgence. Mais la justice lui a donné tort. Elle a entamé des poursuites, estimant que de telles destructions ne pouvaient avoir lieu que dans un cadre légal, tel qu’un référé, ce qui n’a pas été le cas. Michel Habig a été condamné lundi à 6 mois de prison avec sursis et 5.000 euros d’amende. Les 4 employés municipaux qui étaient entendus au côté du maire ont été relaxés. Tous les cinq répondaient de destruction de biens par incendie. «Je suis un maire désemparé» « Je suis un maire désemparé », a déclaré le maire à la barre. « J’ai agi en constatant que les lieux étaient inhabités depuis quelques semaines. J’ai donc considéré qu’ils n’appartenaient plus à personne », s’est-il défendu. Me Pierre Soler-Couteau a défendu son client en le décrivant ce matin du 11 janvier comme quelqu’un de « convaincu qu’il faut prendre les choses au sérieux et qu’il ne peut pas partir sans rien faire ». « M. Habig a eu le sentiment de devoir agir dans l’urgence », a-t-il plaidé. Pour Me André Chamy, qui représentait deux associations de défense de populations nomades et tziganes, Michel Habig ne se trouvait pas dans un « état de nécessité ». « Brûle-t-on des immeubles vides ou insalubres ? », s’est-il interrogé. « Les caravanes sont des habitations qui ont droit à la même protection que tout bien habitable », a-t-il relevé. « Je ne le referais pas » A la sortie de la salle d’audience, Michel Habig affichait sa « satisfaction » après sa condamnation. « Les accusations de racisme et de xénophobie n’ont pas été reprises. Vu le contexte et la proportion que l’affaire a prise, je ne le referai pas, mais sur le fond il fallait le faire », a-t-il déclaré. Le volet civil de l’affaire portant sur le dédommagement des parties civiles a été reporté à septembre. Polémique L’action du maire avait provoqué une vive polémique. Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) avait estimé en janvier dernier que le maire n’était « pas conscient de la gravité » des faits et avait dénoncé son procédé « innommable ». Le MRAP avait porté plainte et s’était porté partie civile au procès. Le 11 mars, un collectif « Justice pour les Roms » avait planté un « arbre de la Paix » sur l’ancien site du camp de nomades. 200 personnes environ avaient participé à la cérémonie. Les partisans du maire ne sont pas restés en reste. Plusieurs dizaines de membres du comité de soutien de Michel Habig avaient fait le déplacement pour l’audience de lundi, à bord d’un car spécialement affrété. Ils avaient également organisé une marche à travers la ville d’Ensisheim le 18 mars. Entre 1000 et 2000 personnes y avaient manifesté leur soutien à l’élu local, ainsi que plusieurs maires et adjoints de la région.
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