Communiste : souviens-toi de l’Appel du 17 juin 1940 de Charles Tillon !

Le 17 juin 2010, nos camarades de Bordeaux écrivaient ceci :

« Il y a 70 ans, depuis Gradignan, au nom du PCF, l’appel à la résistance de Charles Tillon

17 juin 2010

malgré la propagande de l’Etat bourgeois, relayé par la grande majorité des profs d’histoire, les faits sont têtus!

Cet appel montre bien à quel point le PCF « stalinien » a toujours voulu la défaite d’Hitler et des nazis.

Ah oui!…. ceux qui ont trop bien appris la leçon de la bourgeoisie persistent: « y’a pas que les profs!… à la télé aussi, ils disent que Staline c’est un méchant…. »

Les serviteurs les plus serviles de la bourgeoisie chuteront avec leurs maîtres. »

Charles Tillon, lors de la reconstitution du Secours Rouge 30 ans plus tard

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Derrière le masque identitaire, le racisme et la violence

Voici un article de l’Humanité, que nous avons lu via le blog La Rage de Besak (http://laragedebesac.wordpress.com/2011/06/12/extreme-droite-derriere-le-masque-identitaire-le-racisme-et-la-violence/):

Pour rappel, Jeune Alsace et Alsace d’Abord se réclament (et sont partie prenante) de la mouvance identitaire.

Néofascisme

Extrême droite Derrière le masque identitaire, le racisme et la violence

Dans l’ombre d’un FN de plus en plus banalisé, les groupuscules néofascistes profitent du climat xénophobe pour s’afficher au grand jour. Comme à Lyon, où les jeunesses identitaires et autres skinheads multiplient les actions violentes. Lyon (Rhône), correspondance.

Vu de loin, on aurait pu croire que la gay pride était arrivée à Lyon avec un mois d’avance. Agglutinés devant un char orné de grappes de ballons roses, environ quatre cents militants d’extrême droite étaient venus, samedi 14 mai, d’un peu partout en France et même d’Europe pour protester contre « l’islamisation de la France », en plein cœur du vieux Lyon. Dans une tentative désespérée de policer leur image, les jeunesses identitaires lyonnaises avaient recyclé ce qu’elles avaient pu du matériel prévu pour leur « marche des cochons », finalement interdite. Exit donc les masques porcins, ne restaient plus que les ballons et tee-shirts absurdement roses des organisateurs, tranchant comiquement avec la masse des crânes rasés venus cracher publiquement leur haine des musulmans, sous couvert d’un rassemblement au nom de la « liberté d’expression ». Pendant ce temps-là, de l’autre côté de la Saône, le Collectif de vigilance contre l’extrême droite – regroupant une trentaine de partis de gauche, de syndicats et d’associations – mobilisait quant à lui près de 2 000 personnes, malgré la pluie battante. Une supériorité numérique qui n’empêche pas ces groupuscules, identitaires comme néonazis, de s’afficher de plus en plus ouvertement. « Il y a une arrogance des groupes d’extrême droite à Lyon qui rappelle des mauvais souvenirs des années 1930 », juge Jean-Louis Touraine, adjoint à la tranquillité publique et à la sécurité de la ville de Lyon.

Un sentiment d’impunité qui se traduit par la multiplication d’actions coup de poing, parfois littéralement, à l’encontre de tout ce qui semble menacer de près ou de loin leur identité blanche et européenne. À l’issue du rassemblement islamophobe du 14 mai, une dizaine de personnes ont dû être hospitalisées à la suite du déchaînement de violence des bandes d’extrême droite. Le Collectif de vigilance contre l’extrême droite a recensé 230 jours d’ITT pour les victimes d’agressions d’extrême droite depuis un an. Le 15 janvier, un couple de sympathisants libertaires était attaqué à coups de batte de base-ball à Villeurbanne, à la sortie d’un concert de soutien à un centre social autogéré. Lui a dû rester près de quatre mois en fauteuil roulant, elle risque de garder des séquelles neurologiques à vie. Les quatre agresseurs présumés, en détention préventive, encourent vingt ans d’emprisonnement. Une autre militante antifasciste a été lacérée à coups de cutter, à deux doigts de la carotide. Loin de constituer une simple « guéguerre » entre extrême droite et extrême gauche, comme l’a longtemps sous-entendu le préfet du Rhône, cette violence prend pour cible un kebab du vieux Lyon comme un jeune « un peu punk », comme se définit lui-même Antoine (*). Roué de coups par une vingtaine d’assaillants, il s’en est sorti avec l’arcade sourcilière ouverte et la mâchoire déplacée.

Terreau historiquement fertile pour l’extrême droite dans ses diverses composantes – des royalistes catholiques intégristes aux skinheads néonazis en passant par les négationnistes de l’université Lyon-III –, la métropole lyonnaise connaît depuis environ deux ans un développement des groupuscules violents. « On estime le nombre de militants néofascistes à environ 200 à Lyon, soit au moins le double de ce qu’ils étaient il y a cinq ans », déclare Jean-Louis Touraine. Deux mouvements semblent notamment prendre de l’ampleur : la section lyonnaise des jeunesses identitaires, rebaptisée Rebeyne, et la branche lyonnaise du réseau néonazi Blood and Honour, plus connue sous le nom de Lyon dissident. Tous deux disposent de locaux avec pignon sur rue. Si un arrêté municipal vient juste d’ordonner la fermeture du Bunker Korps Lyon, de Lyon dissident, c’est… pour l’absence d’une porte coupe-feu. En organisant des concerts de RAC (rock anticommuniste, en réalité véhiculant des discours néonazis) et des retransmissions de matchs de foot, Lyon dissident attire à lui une partie des ultras du stade de Gerland. Une population que courtise également Rebeyne ; des relais des identitaires ont été identifiés dans le virage sud du stade. Depuis avril dernier, les identitaires font la promotion de leur local dans le vieux Lyon, la Traboule, où ils organisent des « activités culturelles », et surtout des entraînements de boxe-défense deux fois par semaine.

Si les identitaires tentent tant bien que mal de faire oublier leur passé sulfureux d’Unité radicale, les crânes rasés de Lyon dissident, quant à eux, cachent à peine leur amour immodéré des croix gammées. Le credo affiché de Rebeyne, « 0 % racisme, 100 % identité », leur permet de parer leur idéologie xénophobe d’atours culturalistes pour défendre une « Europe blanche » sans être passibles d’incitation à la haine raciale. Bien qu’un certain nombre d’agresseurs d’extrême droite semblent liés aux « identitaires » de Rebeyne – à l’instar des quatre accusés de l’attaque de Villeurbanne –, l’organisation cherche à tout prix à lisser son image pour sortir de son ghetto politique. Le Bloc identitaire fait la chasse aux signatures pour présenter un candidat à l’élection présidentielle. Et si, à l’échelle nationale, le combat semble loin d’être gagné, cette initiative pourrait n’être que la première étape de leur implantation dans la vie politique locale. « Les identitaires ont une vraie carte à jouer à Lyon », estime Julien (*), qui ne s’étonnerait pas de les voir passer des alliances avec le FN pour les prochaines élections municipales.

(*) Prénoms d’emprunt.

Loan Nguyen

Source : L’Humanité, 31 mai 2011 (http://humanite.fr/30_05_2011-extr%C3%AAme-droite-derri%C3%A8re-le-masque-identitaire-le-racisme-et-la-violence-473302 )

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Au nom de l’Alsace

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Pas de feu en fôret !

Pour les identitaires de Jeune Alsace, la ferveur qu’ils mettent dans la défense de notre patrimoine est variable selon sa nature : notre environnement n’a, semble-t-il, que très peu d’importance à leurs yeux ! Et la forêt en particulier…

Le syndicats forestier d’Obernai-Bernardswiller est monté au créneau par rappeler à nos flambeurs locaux, que leur défilé prévu était contraire au droit forestier ! Sans même aller jusqu’à les qualifier de délinquants, il est un fait : en cette période de déficit pluviométrique, cela va à l’encontre du « bon sens » que de se balader en forêt avec des flambeaux !

Les identitaires : l’insécurité c’est eux !

Déclarée illégale, la marche de l’extrême droite se déplace

La marche aux flambeaux du groupe identitaire Jeune Alsace initialement prévue samedi soir au château du Birkenfels n’a fait l’objet d’aucune demande d’autorisation et ne respecte pas le droit forestier. C’est ce qu’a fait savoir aujourd’hui le syndicat forestier d’Obernai-Bernardswiller, qui en a informé les organisateurs.

Ces derniers ont par conséquent décidé de changer leurs plans. Ils ne donnent plus rendez-vous au départ de la gare de Barr, mais appellent à se réunir samedi à 20h à l’église de Rosheim. Echaudés par ce qui s’est passé, ils préfèrent rester discret sur le château qu’ils rejoindront plus tard pour leur soirée « ouverte à tous et festive, loin de toute nostalgie de l’Alsace allemande »

Le collectif Justice et libertés, qui avait appelé à une contre-manifestation à Barr demain soir, parle de « victoire » suite à ce changement de plan. Il maintient son appel au rassemblement….à Barr! « Qu’est-ce qui prouvent qu’ils iront à Rosheim? », justifie le porte-parole du collectif.

Source : DNA http://www.dna.fr/fr/fil-info/info/5234873-Piemont-des-Vosges-Declaree-illegale-la-marche-de-l-extreme-droite-se-deplace

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Jean-Jacques Bastian, membre de « La main noire »

Un entretien de la chaine locale Alsace20 avec Jean-Jacques Bastian, qui a 16 ans est devenu un des membres de « La Main Noire » (Voir aussi https://antifalsace.wordpress.com/2010/05/08/la-main-noire/).

http://www.dailymotion.com/video/xd7gi2

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Barr : Square Ceslav Sieradzki

Ceslav Sieradzki, premier résistant d’Alsace mort pour la France

Ceslav Sieradzki est né à Barr le 16 juillet 1925 de parents immigrés de Pologne, qui se sont installés dans cette petite ville à Barr en 1924. À la mort de leur mère, en 1932, les quatre enfants sont placés à l’Hospice des orphelins de la ville de Strasbourg.

En 1939, le jeune Ceslav entre en apprentissage chez un boulanger de Strasbourg. Depuis l’invasion de la Pologne, il est passionnément anti-nazi. Il rencontre Weinum alors que la Main Noire vient tout juste d’être créée. Afin de se rendre plus disponible, il quitte son poste d’apprenti boulanger.

Ardent et intrépide, il sera toujours le premier de La Main Noire dans les entreprises les plus risquées. Dès l’automne 1940, à la demande de Weinum, il passe la frontière suisse pour établir le contact avec le consulat britannique à Bâle. Arrêté à la frontière à son retour et incarcéré à Mulhouse, puis à Strasbourg, il y restera de fin décembre 1940 à avril 1941 sans jamais parler de la Main Noire.

En juillet 1941, lorsque les membres de la Main Noire sont tous arrêtés, le cas de Ceslav Sieradzki est traité par les nazis d’une manière très différente. À leurs yeux, il n’est qu’un « ex-ressortissant polonais », et donc un sous-homme. Le 12 décembre 1941 au matin, Ceslav Sieradzki est transféré de la Centrale de Kehl au camp de Schirmeck où ses camarades sont déjà prisonniers. Le même matin, au camp de Schirmeck, certains de ses amis le voient pourchassé par des kapos armés de gourdins : « Une loque humaine ensanglantée, la tête rasée, témoigne Jean-Jacques Bastian, est piétinée sur le gravier. Mais la frêle silhouette se relève, étend les bras et crie ‘’Vive la France’’. » Quelques heures plus tard, les haut-parleurs annoncent que Ceslav Sieradzki a été fusillé « pour cause de résistance ». C’est la première fois qu’est utilisé en Alsace par les nazis le terme de « résistance ». Ceslav Sieradski, orphelin polonais, est ainsi le premier résistant d’Alsace mort pour la France

En 2002, la mention « mort pour la France » a enfin été attribuée à Ceslav Sieradzki dont les restes, probablement incinérés au camp du Struthof, ne reposent dans aucune tombe. Le 8 mai 2004, une plaque « square Ceslav Sieradzki » a été apposée sur une place proche du lycée de Barr en présence du consul de Pologne.

Voir aussi https://antifalsace.wordpress.com/2010/05/08/la-main-noire/

 

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Vive l’Action Antifasciste !

 

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